Quels sont les remboursements pour les actes de chirurgie réfractive ?
Remboursements des actes de chirurgie réfractive : ce qu'il faut savoir
La chirurgie réfractive permet de corriger certains défauts visuels comme la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme ou la presbytie, le plus souvent au moyen de techniques laser (LASIK, PKR, SMILE, etc.). Ces interventions sont de plus en plus pratiquées en France, attirant des personnes désireuses de se passer de lunettes ou de lentilles. Toutefois, la question de leur remboursement reste centrale, notamment en ce qui concerne la prise en charge par la Sécurité sociale et les complémentaires santé.
Prise en charge par la Sécurité sociale
En France, la Sécurité sociale ne rembourse pas la chirurgie réfractive dans la très grande majorité des cas. En effet, il s'agit d'actes considérés comme relevant du confort et non d'une nécessité médicale urgente. Ils sont donc assimilés à une intervention de convenance. Seules de très rares exceptions existent, notamment lorsqu'un œil ne peut être corrigé par aucun autre moyen classique, mais ces situations sont exceptionnelles et nécessitent un accord spécifique du service médical.
Ainsi, que la chirurgie soit pratiquée au laser ou selon une autre technique, le prix total reste quasi totalement à la charge du patient lorsque l'intervention concerne seulement la correction de troubles réfractifs courants.
Couverture par les mutuelles et complémentaires santé
Face à l'absence de prise en charge par l'Assurance maladie, le remboursement éventuel dépend du contrat de complémentaire santé souscrit. De nombreuses mutuelles proposent des forfaits spécifiques dédiés à la chirurgie réfractive. Ces forfaits varient considérablement en fonction des assureurs et du niveau de gamme du contrat.
La prise en charge se présente le plus souvent sous forme :
- D'un forfait par œil et par an (par exemple, 150 à 500 euros par œil, une seule fois au cours de la vie du contrat ou tous les deux ans selon les modalités du contrat).
- D'un plafond global annuel pouvant couvrir une partie du coût de la chirurgie.
Il convient de vérifier dans les conditions générales les points suivants : le type de chirurgie couvert (seulement le laser ou aussi les autres techniques), les montants remboursés, la nécessité éventuelle d'un devis ou d'une demande d'accord préalable, ainsi que les éventuelles exclusions.
Coût moyen et reste à charge
Le coût d'une chirurgie réfractive varie principalement entre 800 et 1 500 euros par œil selon la technique et la notoriété de la clinique ou du chirurgien. Le reste à charge pour le patient dépend donc :
- Du montant remboursé par sa complémentaire santé.
- Du nombre de yeux opérés.
- Des actes additionnels éventuels (consultations préalables, contrôles post-opératoires).
En l'absence de mutuelle, la totalité des frais sera à régler directement par le patient.
Remboursement, crédit et échelonnement du paiement
Certains établissements proposent des facilités de paiement afin d'accompagner les patients dans le financement de leur intervention. Il s'agit souvent d'un paiement fractionné sans frais ou d'offres de crédit à la consommation spécifiquement destinées à couvrir les frais médicaux non remboursés.
Il est important, avant d'opter pour un crédit, de bien vérifier le taux d'intérêt proposé, le coût total du crédit et l'impact sur le budget personnel. Ce type de financement ne donne droit à aucun remboursement additionnel par l'assurance maladie ou la mutuelle.
Éléments clés à retenir pour la chirurgie réfractive
- La Sécurité sociale ne rembourse pas les actes de chirurgie réfractive en dehors de situations médicales très spécifiques.
- Seules les mutuelles et complémentaires santé peuvent, selon le contrat, proposer des remboursements partiels, généralement sous la forme d'un forfait par œil.
- Le devis initial fourni par le chirurgien doit être transmis à la mutuelle pour connaître précisément la part remboursée.
- Des solutions de crédit ou d'échelonnement sont parfois proposées pour faciliter le paiement, mais elles n'entraînent aucun remboursement supplémentaire.
Conseils pour optimiser sa prise en charge
Avant tout engagement, il est recommandé :
- De solliciter un devis détaillé auprès du praticien.
- De questionner sa complémentaire santé sur les conditions précises de prise en charge.
- D'examiner attentivement le rapport coût/bénéfice de l'intervention en tenant compte du remboursement effectif et du reste à charge.
En résumé, la chirurgie réfractive relève essentiellement d'une dépense personnelle en France, sauf à disposer d'une complémentaire santé couvrant une partie du coût. Une analyse attentive des garanties de son contrat d'assurance santé et l'éventualité d'un échelonnement du paiement constituent les principales solutions pour limiter l'impact financier de ce type d'intervention.
Banque Assurance France