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Comment fonctionne un compte titre ?

Gestion d’un compte bancaire, carte et budget depuis un ordinateur
Avant de choisir une banque, regardez les frais, la carte, les virements et le service client.

Comment fonctionne un compte titre ?

Le compte titre, souvent appelé compte-titres ordinaire ou CTO, est une enveloppe d’investissement qui permet d’acheter, de vendre et de détenir des valeurs mobilières. Il s’agit d’un support proposé par les banques, les courtiers en ligne et certains assureurs via des solutions spécifiques de placement. Son fonctionnement repose sur un principe simple : le compte titre sert à conserver les titres financiers, tandis qu’un compte espèces associé permet de recevoir les liquidités nécessaires aux opérations d’achat, de vente, de perception de dividendes ou d’encaissement de coupons.

Concrètement, lorsqu’un particulier souhaite investir en Bourse, il peut ouvrir un compte titre auprès d’un établissement financier. Une fois alimenté en argent via le compte espèces, ce compte permet d’acheter différents instruments financiers selon l’offre de l’intermédiaire choisi. Le compte titre n’est pas un livret d’épargne garanti : sa valeur évolue en fonction des marchés financiers, ce qui implique un risque de perte en capital.

À quoi sert un compte titre ?

Le compte titre permet d’investir sur une large variété de supports financiers. Il est utilisé par les épargnants qui souhaitent accéder aux marchés boursiers français, européens ou internationaux. Contrairement à d’autres enveloppes plus encadrées comme le PEA, le compte titre offre généralement une grande liberté d’investissement.

Avec un compte titre, il est possible d’acheter des actions, des obligations, des ETF, des fonds d’investissement, des certificats, des produits structurés ou encore, selon les établissements, certains titres étrangers. Cette souplesse en fait un outil souvent privilégié par les investisseurs qui souhaitent diversifier leur portefeuille ou accéder à des classes d’actifs non éligibles à d’autres dispositifs.

Quelle est la différence entre compte titre et compte espèces ?

Le fonctionnement du compte titre repose presque toujours sur l’association de deux comptes distincts mais complémentaires. Le compte titre enregistre la propriété des instruments financiers détenus. Le compte espèces, lui, retrace les mouvements d’argent liés aux opérations réalisées.

Lorsqu’un investisseur passe un ordre d’achat, les sommes nécessaires sont prélevées sur le compte espèces. Les titres acquis sont ensuite inscrits sur le compte titre. À l’inverse, lors d’une vente, les titres quittent le compte titre et le produit de cession est crédité sur le compte espèces, déduction faite des éventuels frais. Les dividendes d’actions, les coupons obligataires et parfois certains remboursements y sont également versés.

Ouverture et détention d’un compte titre

Qui peut ouvrir un compte titre ?

Le compte titre peut être ouvert par toute personne physique majeure, et dans certains cas par un mineur avec représentation légale. Il peut aussi être détenu par une personne morale. Il existe sous différentes formes : compte individuel, compte joint ou compte indivis. Le choix dépend de la situation patrimoniale et du mode de détention souhaité.

L’ouverture suppose généralement de fournir des justificatifs d’identité, de domicile, un relevé d’identité bancaire et des informations sur la situation financière, l’expérience en matière d’investissement et les objectifs poursuivis. Ces éléments sont demandés dans le cadre des obligations réglementaires des établissements bancaires, notamment pour évaluer l’adéquation des produits proposés au profil du client.

Où ouvrir un compte titre ?

Un compte titre peut être ouvert dans une banque traditionnelle, une banque en ligne ou auprès d’un courtier spécialisé. Le choix de l’intermédiaire influe directement sur les frais, l’accès aux marchés, les outils de gestion, la qualité de l’accompagnement et la richesse de l’offre disponible.

Dans une banque de réseau, le compte titre s’inscrit souvent dans une relation bancaire globale, avec un conseiller et des services associés. Chez un courtier en ligne, l’investisseur peut bénéficier de frais plus compétitifs et d’une plus grande autonomie. Le bon choix dépend du niveau de connaissance financière, du volume d’opérations envisagé et du besoin éventuel d’accompagnement patrimonial.

Comment se passent les achats et les ventes sur un compte titre ?

Le passage d’ordres

Pour faire fonctionner un compte titre, l’investisseur doit passer des ordres de Bourse. Il peut s’agir d’un ordre au marché, d’un ordre à cours limité ou d’autres modalités proposées par l’établissement. Chaque ordre indique la valeur concernée, le nombre de titres et les conditions d’exécution souhaitées.

Lorsque l’ordre est exécuté, les titres sont inscrits au compte et l’opération apparaît dans l’historique. La valorisation du compte évolue ensuite selon les fluctuations du marché. Si le cours du titre monte, la valeur du portefeuille augmente. S’il baisse, la valeur diminue. Le gain ou la perte ne devient définitif qu’au moment de la vente, sauf cas particuliers liés à certains instruments financiers.

Le règlement-livraison

Après l’exécution d’un ordre, intervient le mécanisme de règlement-livraison. Il correspond au transfert effectif des titres vers le compte titre et au paiement des sommes dues via le compte espèces. Ce processus est généralement automatisé et peu visible pour le particulier, mais il fait partie du fonctionnement technique du compte.

Selon les marchés et les types de produits, un délai de traitement peut exister entre la date de l’ordre et la finalisation comptable de l’opération. Pendant cette période, l’établissement assure la bonne inscription des mouvements.

Quels produits peut-on loger dans un compte titre ?

Le compte titre est apprécié pour l’étendue des actifs qu’il peut accueillir. Il permet de détenir des actions de sociétés cotées en France ou à l’étranger, des obligations d’État ou d’entreprise, des parts d’OPCVM, des ETF répliquant des indices boursiers, et parfois des instruments plus complexes. Cette ouverture à de nombreux marchés constitue l’une de ses principales forces.

Pour un particulier, cette diversité permet de construire une stratégie d’investissement adaptée à ses objectifs. Certains recherchent un revenu complémentaire grâce aux dividendes ou aux coupons, d’autres visent une valorisation du capital sur le long terme. Le compte titre peut ainsi s’intégrer dans une logique de préparation de projets, de transmission patrimoniale ou de diversification par rapport à l’épargne bancaire classique.

Compte titre et diversification

Le fonctionnement d’un compte titre prend tout son sens lorsqu’il est utilisé dans une logique de diversification. Répartir les investissements entre plusieurs secteurs, zones géographiques et catégories d’actifs permet de limiter l’exposition à un seul risque. Cette approche ne supprime pas le risque de perte, mais elle peut réduire l’impact d’une mauvaise performance sur une seule ligne du portefeuille.

Les investisseurs débutants utilisent souvent des fonds ou des ETF pour accéder à une diversification plus large dès le départ. À l’inverse, les investisseurs plus expérimentés peuvent sélectionner eux-mêmes des titres en direct.

Quels sont les frais d’un compte titre ?

Les principaux coûts à connaître

Le compte titre peut générer plusieurs types de frais. Il peut s’agir de frais de courtage lors des achats et ventes, de droits de garde pour la conservation des titres, de frais de tenue de compte, de frais liés à certains marchés étrangers, ou encore de commissions sur les opérations spécifiques. Tous les établissements ne facturent pas les mêmes postes, et les écarts peuvent être importants.

Avant l’ouverture d’un compte titre, il est donc essentiel d’examiner la grille tarifaire. Un investisseur qui réalise peu d’ordres surveillera surtout les frais fixes, tandis qu’un profil plus actif accordera davantage d’attention au coût unitaire de chaque transaction. Les frais ont un impact direct sur la performance nette du portefeuille.

Frais visibles et frais moins apparents

Au-delà des frais clairement affichés, certains coûts peuvent être indirects. C’est le cas de l’écart entre prix d’achat et prix de vente sur certains instruments, des frais internes aux fonds d’investissement, ou des coûts de change lors d’opérations en devise étrangère. Pour comprendre réellement comment fonctionne un compte titre, il faut donc raisonner en coût global et non seulement en frais de courtage.

Quelle est la fiscalité du compte titre ?

Imposition des gains et des revenus

La fiscalité du compte titre constitue un point central. En France, les revenus générés par un compte titre, comme les dividendes, les coupons obligataires et les plus-values de cession, sont en principe imposables. Le régime applicable dépend de la législation en vigueur et de la situation du contribuable.

Dans le cadre général, ces revenus peuvent relever du prélèvement forfaitaire unique, souvent appelé flat tax, ou, sur option, du barème progressif de l’impôt sur le revenu lorsque cela est plus favorable. Des prélèvements sociaux s’ajoutent également. Le traitement fiscal peut différer selon la nature des produits détenus, la date des opérations ou la résidence fiscale du titulaire.

Pour un particulier, il est important de conserver les relevés transmis par la banque ou le courtier afin de faciliter la déclaration fiscale. L’établissement fournit généralement un imprimé récapitulatif, mais la vérification des montants reste recommandée.

Compte titre et moins-values

Lorsque des titres sont vendus à perte, les moins-values peuvent, sous certaines conditions, être prises en compte pour compenser des plus-values de même nature. Ce mécanisme fiscal peut limiter l’impact de certaines pertes sur l’imposition globale des gains mobiliers. Les règles étant techniques, une attention particulière doit être portée au suivi des opérations, notamment si plusieurs comptes ou établissements sont utilisés.

Quels sont les risques d’un compte titre ?

Le risque de perte en capital

Un compte titre n’offre aucune garantie de rendement ni de conservation du capital. La valeur des titres détenus dépend de nombreux facteurs : résultats des entreprises, évolution des taux d’intérêt, contexte économique, inflation, décisions de politique monétaire ou événements géopolitiques. Une baisse des marchés peut entraîner une diminution significative de la valeur du portefeuille.

Le risque est plus ou moins élevé selon les actifs choisis. Les actions sont généralement plus volatiles que certaines obligations, tandis que les produits complexes peuvent présenter des risques supplémentaires de compréhension, de liquidité ou de contrepartie.

Le risque de liquidité et le risque de change

Certains titres peuvent être difficiles à revendre rapidement dans de bonnes conditions de prix, notamment lorsqu’ils sont peu échangés. C’est ce que l’on appelle le risque de liquidité. De plus, si le compte titre permet d’investir sur des marchés étrangers, l’investisseur peut être exposé au risque de change : une variation défavorable de la devise peut réduire le gain, voire accentuer une perte.

Le risque comportemental

Le fonctionnement d’un compte titre implique aussi un risque lié au comportement de l’investisseur. Acheter dans la précipitation, vendre sous l’effet de la peur ou multiplier les opérations sans stratégie peut dégrader la performance. Une approche cohérente, fondée sur un horizon de placement clair et une bonne tolérance au risque, est souvent préférable à des décisions impulsives.

Compte titre, PEA et assurance vie : quelles différences ?

Compte titre ou PEA

Le compte titre est souvent comparé au PEA. Le PEA bénéficie d’un cadre fiscal spécifique, mais il impose des conditions plus strictes sur les titres éligibles. Le compte titre, à l’inverse, offre une plus grande liberté d’investissement, notamment sur les actions hors Europe, les obligations et de nombreux fonds ou produits non éligibles au PEA.

Le choix entre les deux dépend des objectifs de l’épargnant. Celui qui recherche avant tout une enveloppe fiscalement avantageuse à long terme sur des titres éligibles peut s’orienter vers le PEA. Celui qui souhaite accéder à un univers d’investissement plus large privilégiera souvent le compte titre. Dans certains patrimoines, les deux solutions sont complémentaires.

Compte titre ou assurance vie

L’assurance vie répond à une logique différente. Il s’agit d’un contrat d’épargne et de transmission qui permet d’investir sur des fonds en euros et des unités de compte. Le compte titre, lui, donne accès à la détention directe de titres financiers. L’assurance vie peut offrir un cadre fiscal intéressant dans la durée et des avantages successoraux, mais le choix des supports dépend du contrat proposé par l’assureur.

Le compte titre peut être plus adapté à un investisseur souhaitant gérer lui-même ses achats d’actions, d’ETF ou d’obligations. L’assurance vie conviendra davantage à ceux qui recherchent un cadre patrimonial plus large, parfois avec une gestion pilotée et une combinaison entre sécurité relative et diversification en unités de compte. Là encore, les deux enveloppes ne s’opposent pas nécessairement et peuvent être utilisées ensemble.

Comment bien utiliser un compte titre ?

Définir son horizon et son niveau de risque

Avant d’ouvrir un compte titre, il est essentiel de déterminer l’objectif poursuivi : faire fructifier une épargne disponible, préparer un projet à moyen ou long terme, générer des revenus réguliers ou diversifier un patrimoine. L’horizon de placement influe directement sur le choix des supports. Les marchés financiers étant fluctuants, un compte titre est généralement plus cohérent pour un investissement de moyen à long terme que pour un besoin de liquidités immédiat.

Il convient aussi d’évaluer sa capacité à supporter les variations de valeur du portefeuille. Un épargnant prudent n’utilisera pas son compte titre de la même manière qu’un investisseur averti acceptant une part de volatilité plus élevée.

Suivre son portefeuille sans sur-réagir

Le compte titre nécessite un minimum de suivi. Il est utile de vérifier périodiquement la composition du portefeuille, la répartition entre actifs, les performances et l’évolution des frais. Toutefois, un suivi trop fréquent peut conduire à des arbitrages excessifs. La qualité d’une stratégie repose souvent sur la régularité, la diversification et la discipline.

Vérifier l’adéquation avec sa situation globale

Un compte titre ne doit pas être envisagé isolément. Il doit s’intégrer dans l’ensemble de la situation financière du particulier, aux côtés de l’épargne de précaution, des crédits en cours, des contrats d’assurance, de l’épargne retraite et des autres placements. Par exemple, investir massivement en Bourse alors que l’on ne dispose pas d’une réserve de sécurité suffisante peut fragiliser l’équilibre budgétaire.

De même, pour une personne remboursant un crédit immobilier ou un prêt à la consommation, il peut être pertinent d’évaluer si l’investissement en compte titre correspond réellement à sa capacité d’épargne disponible et à son niveau d’endettement.

Dans quels cas le compte titre peut-il être intéressant ?

Le compte titre peut être pertinent pour un particulier qui souhaite accéder à des marchés financiers variés, investir sur des titres non éligibles au PEA, percevoir des revenus mobiliers ou mettre en place une stratégie patrimoniale flexible. Il peut aussi convenir à ceux qui souhaitent transmettre un portefeuille de titres, sous réserve des règles civiles et fiscales applicables.

Il est particulièrement utile lorsque l’investisseur veut aller au-delà des solutions bancaires sécurisées classiques, comme les livrets, en acceptant davantage de risque pour rechercher un potentiel de rendement plus élevé. En revanche, il ne remplace pas une épargne de précaution ni un placement garanti.

Ce qu’il faut retenir sur le fonctionnement d’un compte titre

Le compte titre est une enveloppe financière permettant de détenir et gérer des placements boursiers via un compte espèces associé. Son fonctionnement repose sur l’achat, la conservation et la vente de titres financiers, avec une grande liberté de choix des supports. Il permet d’investir sur des actions, obligations, ETF et fonds, en France comme à l’étranger.

Cette souplesse s’accompagne de plusieurs éléments essentiels à bien comprendre : frais, fiscalité, risques de marché, volatilité, diversification et horizon de placement. Le compte titre peut constituer un outil efficace de gestion patrimoniale, à condition d’être utilisé avec méthode et en cohérence avec la situation financière globale de l’épargnant.

Avant toute ouverture, il est recommandé de comparer les offres bancaires et les conditions tarifaires, de vérifier les marchés accessibles et de s’assurer que le niveau de risque des investissements envisagés correspond bien à vos objectifs.

Sources et vérifications utiles

Ces références permettent de contrôler les agréments, droits, garanties, tarifs et informations qui peuvent évoluer. La page officielle et le contrat applicable priment toujours.

  • Banque de France — pratiques bancaires, droit au compte, information financière, crypto-actifs, stabilité financière et pédagogie économique.
  • ACPR — contrôle des banques, assureurs et intermédiaires relevant de son périmètre.
  • REGAFI — registre public des agents financiers et organismes d’assurance autorisés en France.
  • FGDR — garanties des dépôts, titres, cautions et services financiers couverts.
  • ABE Info Service — information grand public sur banque, assurance, épargne, crédit, crypto-actifs et prévention des arnaques.
  • Service-Public.fr — droits, démarches et obligations des particuliers pour argent, logement, assurance, famille et fiscalité.

À vérifier avant d’agir

Les règles, frais, garanties et démarches peuvent dépendre du contrat, du profil et de l’organisme concerné. Pour une décision bancaire, de crédit ou d’assurance, relire les documents contractuels et consulter les sources officielles lorsque le sujet le demande.

Guides pratiques · Glossaire · Sources officielles

Choisir une banque à partir de ses usages quotidiens

Une banque adaptée n’est pas forcément celle qui affiche le prix le plus bas. C’est celle dont les services, les limites et le mode de relation correspondent aux opérations réellement effectuées pendant l’année.

Pour cette page : ces repères complètent le sujet « faq » et aident à passer de l’information générale à une vérification personnelle.

Les éléments à mettre en regard

La comparaison gagne à inclure la tenue de compte, la carte, les retraits hors réseau, les virements, les paiements à l’étranger et les éventuels incidents. Une offre gratuite sous conditions peut devenir payante lorsque le revenu minimum, le nombre d’opérations ou l’usage de la carte n’est pas respecté. Il faut refaire le calcul avec ses propres habitudes plutôt qu’avec un profil théorique.

Les questions à se poser avant d’agir

Application mobile, agence, conseiller et assistance téléphonique ne rendent pas le même service. Il faut aussi anticiper la carte bloquée, la fraude, le découvert, le voyage ou le changement de banque. Les plafonds, la contestation et la mobilité bancaire deviennent alors très concrets.

Établir un coût bancaire annuel réaliste

Reprenez douze mois de relevés et comptez les services utilisés : carte, retraits, virements, découvert, incidents, paiements hors zone euro et options. Ajoutez les frais occasionnels aux cotisations fixes, puis appliquez les conditions de gratuité. Ce calcul personnalisé fait apparaître les postes sur lesquels un changement de banque produirait un gain réel.

Éviter les comparaisons incomplètes

Une carte portant le même nom peut avoir des plafonds, assurances ou conditions différents. Une prime de bienvenue ne doit pas masquer la tarification future. Vérifiez aussi les dépôts, la disponibilité du support, l’opposition et le compte inactif : ces détails pèsent souvent davantage que quelques euros d’écart.

Conserver des repères datés

Les simulations, devis, brochures, courriels et conditions contractuelles gagnent à être conservés avec leur date. Cette habitude facilite une comparaison honnête et permet de retrouver ce qui a été annoncé. Lorsqu’un taux, un tarif, une règle ou une garantie peut évoluer, la version la plus récente du document officiel doit toujours primer.

Une dernière vérification simple

  • Brochure tarifaire à jour
  • Conditions de gratuité
  • Plafonds de la carte
  • Frais d’incident et à l’étranger
  • Documents importants conservés

Le dossier de décision complet

Pour approfondir « faq », la lecture devient plus utile lorsqu’elle aboutit à un dossier daté, comparable et compréhensible plusieurs semaines plus tard. L’objectif est de savoir pourquoi une option est retenue, ce qu’elle coûte, ce qu’elle protège et dans quelles situations elle montre ses limites.

Cette méthode sert à comparer un compte, une carte, une banque en ligne ou un établissement avec agences. Elle examine séparément les opérations courantes, la carte, les retraits, les virements, le découvert, les incidents, l’étranger et le support. En dissociant ces dimensions, une promesse commerciale, un chiffre isolé ou une bonne impression ne peut plus masquer une condition importante.

1. Définir le besoin avant les offres

Rédigez la situation actuelle, le changement recherché, le montant ou le risque concerné, la date souhaitée et les contraintes non négociables. Ajoutez ce qui serait appréciable sans être indispensable. Cette distinction évite de payer pour une option séduisante qui ne répond à aucun usage réel.

Fixez un horizon et un budget comportant une marge pour les imprévus. Lorsque plusieurs membres du foyer sont concernés, notez leurs usages séparément : une solution pratique pour une personne peut créer une contrainte pour une autre.

2. Établir la situation de référence

Rassemblez les douze derniers mois lorsque le sujet s’y prête, relevez les montants payés, les incidents, les services utilisés et ceux qui ne le sont jamais. Pour un projet nouveau, construisez un scénario central avec des hypothèses prudentes et marquez celles qui restent incertaines.

Conservez les pièces qui prouvent cette situation, notamment brochure tarifaire, convention de compte, conditions de carte, plafonds et règles de réclamation. Notez leur date et leur version. Une capture isolée ou un résumé commercial ne remplace pas un document complet lorsque les conditions font la différence.

3. Comparer sur une base identique

Demandez plusieurs propositions avec le même profil, les mêmes montants, la même durée et le même niveau de service. Créez un tableau comportant une colonne par option et une ligne par critère. Indiquez « non confirmé » lorsqu’une information manque au lieu de supposer qu’elle est incluse.

Le coût doit couvrir tenue de compte, carte, packages, retraits, incidents, change et options. Séparez les sommes certaines, les coûts conditionnels et les estimations. Calculez une première année, puis une année normale sans promotion.

4. Lire les limites comme les avantages

Pour chaque avantage, cherchez sa définition, ses conditions d’accès, ses plafonds, sa durée et les situations dans lesquelles il ne s’applique pas. Les expressions « jusqu’à », « sous conditions » ou « selon profil » demandent une vérification supplémentaire.

Relisez le parcours en cas de problème : qui contacter, sous quel délai, avec quelles preuves, par quel canal et avec quel recours. Une solution satisfaisante au quotidien peut devenir inadaptée si la procédure d’urgence n’est pas comprise.

5. Tester une hypothèse défavorable

Refaites l’analyse avec une carte bloquée, une fraude, un découvert, un voyage ou une application indisponible. Il ne s’agit pas de prédire l’avenir, mais de mesurer la marge disponible. Une décision solide ne fonctionne pas uniquement dans le meilleur scénario : ses limites restent supportables quand un paramètre se dégrade.

Modifiez une hypothèse à la fois. Si un petit changement de taux, de frais, de revenus, de durée ou de prise en charge bouleverse le résultat, ce point devient prioritaire et doit être confirmé par écrit.

6. Formaliser et mettre en œuvre

Écrivez les trois raisons du choix, les deux limites acceptées et les informations confirmées. Relisez les données personnelles, montants, options, dates, bénéficiaires et paiements. Une erreur ou une option ajoutée par défaut peut modifier toute la comparaison.

Préparez la transition : résiliation, transfert, délai de prise d’effet, chevauchement, documents à envoyer et personnes à informer. Conservez la demande, l’accusé de réception et la version acceptée.

Trois scénarios à construire

Scénario central

Il reprend les revenus, dépenses, usages et conditions les plus probables. Indiquez la source de chaque chiffre et sa date. Ce scénario devient la base commune de toutes les propositions et permet d’expliquer clairement le résultat obtenu.

Scénario prudent

Il ajoute une marge de sécurité : dépenses un peu plus hautes, avantage supprimé, rendement plus faible, prise en charge limitée ou délai plus long. Il vérifie que la décision ne dépend pas d’une hypothèse favorable non garantie.

Scénario d’incident

Il décrit l’événement qui mettrait la solution à l’épreuve. Relevez le contact, les justificatifs, le délai, le reste à charge et la solution de secours. Ces éléments différencient souvent mieux les offres que le prix initial.

Documents à réunir

Créez un dossier unique avec les documents de situation, les propositions concurrentes et les preuves de validation. Nommez les fichiers avec la date et l’organisme pour ne pas confondre deux versions. Gardez notamment brochure tarifaire, convention de compte, conditions de carte, plafonds et règles de réclamation.

Ajoutez un résumé d’une page indiquant le profil, les hypothèses, les questions ouvertes et l’interlocuteur. Ce résumé accélère une demande de précision ou une réclamation.

Questions à obtenir par écrit

  • Quel est le coût complet la première année puis en régime normal ?
  • Quelles conditions conservent le prix ou le service annoncé ?
  • Quels frais, exclusions, plafonds ou délais sont peu visibles ?
  • Que se passe-t-il dans le scénario d’incident ?
  • Comment modifier, transférer, résilier ou contester ?
  • Quel document confirme chacune de ces réponses ?

Contrôler la décision après sa mise en place

Programmez un contrôle après le premier mouvement puis à la première échéance importante. Vérifiez les frais prélevés, les plafonds, les notifications, les services activés et la mobilité bancaire. Comparez les montants observés avec le dossier conservé et signalez rapidement toute différence.

Prévoyez une revue périodique et une revue à chaque changement de revenus, logement, famille, activité, projet ou réglementation. Il ne s’agit pas de changer sans cesse, mais de repérer quand la solution ne correspond plus au besoin initial. Toute donnée variable doit être revérifiée avant une nouvelle décision.