Quel est le moyen de paiement le moins utilisé en France ?
Le moyen de paiement le moins utilisé en France : analyse et explications
En France, le paysage des moyens de paiement est structuré autour de plusieurs solutions proposées par les banques : carte bancaire, espèces, chèques, virements, prélèvements, paiement mobile, ou encore titres particuliers (chèques-vacances, cartes cadeaux). Si certains moyens restent omniprésents dans la vie quotidienne, d'autres connaissent une utilisation marginale ou sont en net déclin. Identifier le moyen de paiement le moins utilisé permet de mieux comprendre les évolutions des pratiques, mais aussi l'ajustement des offres bancaires et assurantielles.
Le chèque : un moyen de paiement en fort recul
Historiquement répandu en France, le chèque est aujourd'hui le moyen de paiement le moins utilisé dans la vie courante, en dehors de certains titres très spécifiques.
Selon les statistiques de la Banque de France, la part du chèque dans les transactions a fortement diminué : il ne représente plus qu'environ 2 % des paiements scripturaux, loin derrière la carte bancaire et le virement.
Ce recul s'explique par plusieurs facteurs :
Praticité : le chèque demande une rédaction manuelle, une vérification de la provision, et son traitement prend plusieurs jours.
Sécurité : le paiement par chèque expose à des risques d'impayés ou de fraude (vol, falsification).
Évolution des usages : les commerçants et de nombreux professionnels refusent désormais ce moyen de paiement, privilégiant les solutions électroniques plus rapides.
Coûts et gestion : l'émission et l'encaissement des chèques génèrent des frais pour les banques et un traitement administratif pour les entreprises.
D'autres moyens de paiement très marginaux : le TIP, le mandat cash et la lettre de change
En dehors du chèque, certains instruments sont encore moins présents dans les usages quotidiens :
Le Titre Interbancaire de Paiement (TIP) : principalement utilisé pour régler certaines factures (énergie, télécommunication), il est en forte diminution et tend à disparaître avec la généralisation des prélèvements automatiques.
Le mandat cash postal : ce mode de transfert d'argent, qui implique un déplacement en bureau de poste, est maintenant très rare, réservé à des situations exceptionnelles ou d'absence de compte bancaire.
La lettre de change : autrefois élément clé du commerce, elle est quasi inexistante aujourd'hui dans les transactions des particuliers, mais subsiste dans quelques relations interentreprises.
Conséquences de la marginalité sur l'assurance, la banque et le crédit
Le faible usage de ces moyens de paiement entraine plusieurs répercussions dans l'écosystème bancaire et assurantiel :
Évolutions des offres bancaires : De nombreuses banques ne proposent plus systématiquement de chéquier à leurs clients. Pour certaines (banques en ligne notamment), la délivrance d'un chéquier devient payante ou soumise à conditions.
Protection et garanties : L'assurance contre la perte ou le vol de chéquiers fait parfois partie de contrats d'assurance moyens de paiement, mais l'enjeu devient mineur.
Risques d'exclusion : Les populations sans accès au numérique peuvent rencontrer des difficultés si la plupart des moyens de paiement traditionnels disparaissent. Les banques doivent alors proposer des alternatives.
Gestion des impayés : Le risque d'émission de chèques sans provision, source d'interdiction bancaire, concerne de moins en moins de particuliers grâce à la diminution des chèques.
Traitement des crédits : Les remboursements d'emprunts ou versements d'assurances privilégient aujourd'hui le virement et le prélèvement, qui facilitent la gestion pour l'emprunteur et le prêteur.
Éclairages réglementaires et évolution future
Les autorités bancaires françaises et européennes encouragent la dématérialisation des paiements, pour plus de sécurité et de traçabilité. À moyen terme, il est probable que des moyens comme le chèque, le TIP ou la lettre de change disparaissent totalement des usages courants.
En synthèse, alors que la carte bancaire, le paiement mobile, les virements et les prélèvements s'imposent comme standards, le chèque reste aujourd'hui le moyen de paiement le moins utilisé par les particuliers en France, suivi par d'autres instruments marginalisés. Cette évolution influence directement les pratiques bancaires, les conditions d'assurance moyens de paiement et les modalités de remboursement des crédits.
Pour les particuliers, il reste essentiel de vérifier auprès de sa banque la disponibilité, les garanties et les conditions d'utilisation des différents moyens de paiement, notamment en cas de besoin exceptionnel d'un instrument peu courant.
Banque Assurance France