Les actions représentent un des placements les plus courants en bourse. Elles confèrent à l'investisseur une part de propriété dans une entreprise. En France, plusieurs indices boursiers, tels que le CAC 40, regroupent les entreprises les plus capitalisées, offrant ainsi aux investisseurs la possibilité de suivre leur performance. L'achat d'actions permet non seulement de bénéficier d'une éventuelle hausse de la valeur de l'entreprise, mais aussi de percevoir des dividendes, qui représentent une portion des bénéfices distribués. En 2022, le rendement moyen des dividendes des entreprises composant le CAC 40 s'élevait à environ 3 %, un chiffre attrayant pour de nombreux investisseurs.
Les obligations constituent une autre forme de placement en bourse, représentant un emprunt que l'investisseur fait à un émetteur, qu'il soit public ou privé. Contrairement aux actions, les obligations sont généralement considérées comme moins risquées. En France, la dette publique est émise par l'État et peut offrir un rendement plus faible mais stable. Par exemple, en 2023, le taux des obligations d'État françaises à 10 ans était d'environ 1,5 %, tandis que des obligations d'entreprises de bonne qualité pouvaient proposer des rendements atteignant jusqu'à 4 %. Les obligations peuvent aussi contribuer à diversifier un portefeuille, offrant un équilibre avec des investissements plus volatils.
Les fonds d'investissement, qu'ils soient communs de placement (SICAV) ou fonds d'investissement à capital variable, rassemblent l'argent de nombreux investisseurs pour acheter une sélection d'actions, d'obligations ou d'autres actifs. En 2023, les fonds action ont enregistré une collecte nette de 12 milliards d'euros en France, témoignant de leur attrait continu. Ils permettent de bénéficier d'une diversification, minimisant ainsi le risque, puisque la performance ne dépend pas d'une seule valeur. De plus, ils sont gérés par des professionnels qui analysent continuellement les marchés pour optimiser le rendement.
Les ETF, ou fonds négociés en bourse, sont devenus un choix prisé pour les investisseurs souhaitant suivre la performance d'un indice boursier sans avoir à acheter chaque action individuellement. Ces instruments financiers combinent la flexibilité d'une action avec la diversification d'un fonds commun de placement. En 2022, les encours des ETF en Europe ont dépassé les 1 000 milliards d'euros, mettant en lumière leur popularité croissante. Les ETF présentent souvent des frais de gestion moins élevés que les fonds actifs, ce qui en fait un choix particulièrement attrayant pour les investisseurs cherchant à réduire les coûts tout en suivant les tendances du marché.
Les options et autres produits dérivés sont des instruments financiers complexes permettant de spéculer sur le mouvement futur des prix des actifs sous-jacents. Ils sont souvent utilisés par des investisseurs expérimentés cherchant à gérer le risque ou augmenter leur exposition sur certaines valeurs. Les options peuvent offrir un effet de levier important, mais elles comportent également un risque élevé de perte. Par exemple, en 2023, les volumes d’échanges sur les marchés des options en Europe ont connu une augmentation notable, atteignant près de 500 milliards d'euros, ce qui souligne l'intérêt croissant pour ces outils financiers, malgré leur complexité.
La Bourse de Paris, opérée par Euronext, est un carrefour d'échanges qui attire de nombreux investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou particuliers. Avec une capitalisation boursière totale de près de 3 500 milliards d'euros en 2023, elle se classe parmi les plus importantes d'Europe. Les entreprises françaises, allant des géants du luxe aux acteurs de la technologie, y sont cotées, offrant un large éventail d'opportunités d'investissement. De plus, la mise en place de nouvelles réglementations favorables et la digitalisation des processus d'échanges continuent d'attirer de nouveaux investisseurs sur le marché français.